13 juin 2026
Le World Liberty Congress (WLC) exprime sa profonde préoccupation face aux informations faisant état de graves violations des droits humains lors de la manifestation organisée par l’opposition à Kinshasa ce 12 juin 2026.
Ces manifestations ont été organisées contre le changement de la constitution qui permettrait au président Félix Tshisekedi de briguer un 3eme voir un 4eme mandat. Le WLC rappelle que les tentatives de prolongation du pouvoir exécutif au-delà des limites constitutionnelles ont, dans de nombreux pays, servi de prélude à l’érosion des institutions démocratiques, à la concentration du pouvoir et à des dérives autoritaires observées dans plusieurs dictatures à travers le monde. Le respect de l’alternance démocratique et des limites de mandat constitue un pilier essentiel de tout système démocratique.
Selon des informations crédibles recueillies par des observateurs des droits humains et des témoins sur le terrain, au moins deux militants de l’opposition auraient perdu la vie au cours des événements, dont l’un à la suite d’un lynchage et l’autre après avoir été atteint par des tirs à balles réelles. De nombreuses arrestations et plusieurs blessés ont également été signalés, ainsi que des violences visant des figures de l’opposition, notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sessanga.
Le World Liberty Congress est également alarmé par les informations faisant état d’attaques et de dégradations contre les sièges de plusieurs partis politiques de l’opposition, notamment FONUS CH de l’opposant Jean Marc Kabund.
ces allégations constitue une escalade préoccupante de la violence politique et une atteinte directe au pluralisme démocratique.
Le droit à la liberté de réunion pacifique, à la liberté d’expression, à la liberté d’association et à la participation politique constitue le fondement de toute société démocratique. Ces droits sont garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo ainsi que par les instruments régionaux et internationaux de protection des droits humains.
Le World Liberty Congress condamne sans équivoque le recours à la violence contre les manifestants, les arrestations arbitraires, les agressions contre les acteurs politiques et toute tentative visant à réduire au silence les voix de l’opposition par l’intimidation ou la force. Les divergences politiques ne peuvent jamais justifier la violence, la perte de vies humaines ou la destruction de biens.
Nous appelons les autorités congolaises à garantir la sécurité de tous les citoyens, sans distinction d’appartenance politique, à respecter pleinement les libertés fondamentales ainsi que les principes démocratiques, et à renoncer à toute initiative visant à contourner ou affaiblir les garanties constitutionnelles relatives à la limitation des mandats présidentiels.
Nous demandons également l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes, impartiales et transparentes sur les décès, les blessures, les arrestations et les actes de vandalisme signalés. Les responsables de ces violations, qu’ils en soient les auteurs, les commanditaires ou les complices, doivent répondre de leurs actes devant la justice.
Le World Liberty Congress se tient aux côtés du peuple congolais et de tous ceux qui exercent pacifiquement leurs droits démocratiques. Nous continuerons à suivre la situation de près et à soutenir les efforts visant garantir la justice, la responsabilité et le respect des libertés fondamentales.
World Liberty Congress
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World Liberty Congress Condemns the Violent Repression of Protests Against Félix Tshisekedi’s Third-Term Bid in the Democratic Republic of the Congo
June 13, 2026
The World Liberty Congress (WLC) expresses its deep concern over reports of serious human rights violations during opposition-led demonstrations in Kinshasa on June 12, 2026.
The protests were organized in opposition to efforts that critics say could enable President Félix Tshisekedi to remain in power beyond the constitutional limits currently in place. The WLC recalls that attempts to extend presidential tenure beyond established term limits have, in many countries, served as a precursor to the erosion of democratic institutions, the concentration of power, and broader authoritarian backsliding. Respect for constitutional term limits and the peaceful transfer of power remain fundamental pillars of democratic governance.
According to credible information gathered by human rights observers and eyewitnesses on the ground, at least two opposition supporters reportedly lost their lives during the demonstrations—one as a result of a lynching and another after being struck by live ammunition. Numerous arrests and injuries have also been reported, along with acts of violence targeting opposition leaders, including Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, and Delly Sessanga.
The World Liberty Congress is further alarmed by reports of attacks on and vandalism of the headquarters of opposition political parties, including FONUS, the party led by opposition figure Jean-Marc Kabund. Such acts represent a troubling escalation of political violence and a direct assault on democratic pluralism.
The rights to peaceful assembly, freedom of expression, freedom of association, and political participation are the foundation of any democratic society. These rights are guaranteed by the Constitution of the Democratic Republic of the Congo, as well as by regional and international human rights instruments to which the country is a party.
The World Liberty Congress unequivocally condemns the use of violence against demonstrators, arbitrary arrests, attacks against political actors, and any attempt to silence opposition voices through intimidation or force. Political disagreements can never justify violence, loss of life, or the destruction of property.
We call on the Congolese authorities to guarantee the safety and security of all citizens, regardless of political affiliation; to uphold fundamental freedoms and democratic principles; and to refrain from any actions that would undermine constitutional safeguards or weaken democratic checks and balances.
We also call for the immediate launch of independent, impartial, and transparent investigations into the reported deaths, injuries, arrests, and acts of vandalism. Those responsible for these violations—whether perpetrators, instigators, or accomplices—must be held accountable.
The World Liberty Congress stands in solidarity with the people of the Democratic Republic of the Congo and with all those who peacefully exercise their democratic rights. We will continue to closely monitor developments and support efforts to advance justice, accountability, and respect for fundamental freedoms.
World Liberty Congress




